Dans le cadre de sa mission passée au sein de notre association SeCoDév, Magali Perrin a effectué une visite terrain au Rwanda. Elle nous livre son témoignage de cette expérience.

 

Après un séjour de 2 semaines au Rwanda, voici un petit récit de voyage.

 

Cette mission de terrain s’est inscrite dans le cadre d’un emploi de 7 mois à SeCoDév en tant que chargée de projets, me permettant en conséquence de découvrir intimement la coopération au développement. Il s’agissait d’examiner et d’évaluer un des macro-projets sur lequel je travaille, en plus d’un méso-projet complémentaire déjà en cours du même partenaire local.

 

Le macro-projet RESAP II a pour finalité de renforcer la souveraineté alimentaire des populations des 6 paroisses du Diocèse de Byumba (Nyinawimana, Mutete, Byumba, Bungwe, Rwamiko et Nyagahanga). Le méso-projet lié a pour titre « Intensification de la pomme de terre par la production de semences de qualité dans la paroisse de Nyinawimana ».

Le partenaire local de longue date est le Diocèse Catholique de BYUMBA, une institution religieuse non gouvernementale qui a été érigée le 05 Novembre 1981. La visite a été organisée et guidée par l’équipe de gestion des 2 projets mentionnés et son directeur l’Abbé J.M. Vianney DUSHIMIYIMANA.

 

J’arrive à Kigali au soir du 1er septembre 2015, et hop, premières brochettes (de chèvre cette fois), sport national en terme alimentaire, que je vais maintes fois pratiquer au long de mon voyage. 

 

Le lendemain matin la visite des projets commence. Personnellement je ne suis jamais allée au-delà du Maroc en Afrique. Je ne connais ni le pays, ni la culture, et les projets depuis peu. Du coup, je suis dans mes petits souliers: que faire, que dire?!

Mais très vite tous mes tracas disparaissent. Tout d’abords grâce à l’accueil très chaleureux des habitants et de l’équipe de projet, et ensuite parce que je suis trop occupée par la visite de terrain. En effet, j’ai un agenda chargé qui me permet difficilement de tout concilier : écoute, prise de note, photos, observation et questions.

 

Ce qui fut peut-être difficile à négocier pour moi est le mode de communication indirecte qu’ils utilisent souvent au Rwanda, et un français dont l’accent et les tournures de phrase m’échappent parfois.

 

Je quitte le nord du Rwanda et ses collines après une semaine d’émerveillement et surtout impressionnée par la qualité de leur travail et l’engagement de la population locale. En sachant que ce projet répond à la Stratégie de Développement Economique et de Réduction de la Pauvreté (EDPRS) ainsi qu’au programme national de lutte contre l’insécurité alimentaire de l’état rwandais.

 

J’enchaîne avec une semaine d’atelier d’échange des savoirs en agroécologie près de Kigali. Des organisations partenaires (FH Rwanda, FH Burundi, SeCoDév, etc.) souhaitent échanger leurs expériences par rapport aux différentes pratiques agroécologiques qui sont promues dans leurs projets afin de déterminer quelles sont les bonnes pratiques qui permettent une véritable transition agroécologique à long terme. Sont présents principalement des agriculteurs, ainsi que des chargés de projets du Rwanda, de la RDC, du Burundi, de l’Ouganda, du Mali et de la Suisse.

 

L’expérience fut riche et passionnante. Pendant une semaine nous avons alterné cours, travaux pratiques, échanges et témoignages individuels.

 

Une particularité pour moi est l’omniprésence de la religion dans la vie de tous les jours. Elle me semble comme naturelle et est surtout un vecteur très fort de réflexion, d’apprentissages et de changements.

 

En préparation à ce voyage, j’avais défini quelques objectifs personnels tels qu’observer les différences et réalités du terrain, comprendre l’appropriation des outils de gestion, mesurer les enjeux du vis-à-vis, renforcer mon expérience professionnelle d’une visite de terrain et j’en passe…..

 

Je n’ai bien-sûr pas pu tous les réaliser faute de temps, de recul et d’expérience. Néanmoins je peux dire que cette opportunité fut marquante. Elle a su renforcer mes motivations personnelles et professionnelles, et surtout me faire vivre une expérience humaine hors du commun. Je constate que dans la diversité des approches du domaine du développement durable, ce qui compte avant tout ce sont les valeurs que l'on défend et que la relation entre partenaires est aussi importante que l'action menée.

 

Magali Perrin

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Visite terrain au Rwanda

Newsletter N°1. Décembre 2015

 

 

@SeCoDev, Service Cooperation au Développement en Afrique, en Amérique Latine et en Asie