Des revenus pour les producteurs de 50 Organisations Paysannes
Mayombe, Bas-Congo, RDC.

 

Le partenaire local de SeCoDév, SOPAM, encadre 55 organisations paysannes afin de renforcer la souveraineté alimentaire et d’augmenter durablement les revenus des producteurs 

 

 

 

Partenaire : SOPAM

Domaine d’intervention : Souveraineté alimentaire.

Durée : 4 ans (2012 - 2015).

Bénéficiaires directs : 5'000 paysans regroupés dans 55 associations paysannes

Bénéficiaires indirects : 50'000 personnes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE CONTEXTE

 

Le présent projet se situe dans la Province du Bas-Congo et se concentre dans les territoires de Lukula, Tshela et Seke-Banza.

 

A l'instar du reste du pays, la région doit composer avec des infrastructures déficientes, notamment celles des transports. La population vit principalement de l’agriculture, de l’élevage et du petit commerce de subsistance, dans une situation d'insécurité alimentaire. Le niveau d’éducation est très bas, particulièrement chez les femmes. L’accès aux services sanitaires est également problématique : la population manque de médicaments  et d'infrastructures adéquates.  

 

 

LE PARTENAIRE LOCAL

 

Notre partenaire local, la SOPAM (Solidarité Paysanne au Mayombe), travaille depuis 2002 pour l’amélioration des conditions de vie de la population. Il appuie les efforts d’autopromotion des paysans réunis en Organisations Paysannes (OP) afin d’augmenter durablement les revenus des produits paysans à des prix rémunérateurs en faveur des producteurs.

 

La SOPAM a obtenu en 2008 la reconnaissance juridique nationale, lui permettant enfin d'être officiellement reconnue à l'échelle du pays et de bénéficier ainsi de certaines exonérations fiscales.

 

Le présent projet est la suite logique de dix ans de soutien de SeCoDév (par le biais de Caritas Genève jusqu’en 2014) à la SOPAM, et plus particulièrement une continuation de la phase précédente, tout en orientant le projet pour tenir compte des recommandations de l'évaluation menée fin 2012.

 

LE PROJET

 

Ce projet vise à augmenter durablement et significativement les revenus des paysans producteurs. Cela passe par l’amélioration du rendement des cultures de rente (manioc, maïs, arachide, riz et huile de palme) et la production dans les domaines de l’élevage, de l’apiculture, de la pisciculture et de l’artisanat agricole au sein des organisations paysannes (OP).

 

Mais surtout, la hausse des revenus est intimement liée à la vente de la production. Ce projet a donc mis en place un service de commercialisation qui assure la vente des produits paysans à des prix rémunérateurs en faveur des producteurs, via la création d’une Coopérative de Production et de Commercialisation (COPROCOM). La COPROCOM fournit des lieux de stockage et des points de vente aux producteurs membres des OP. Par ailleurs, afin que les circuits de commercialisation soient plus accessibles et que les productions s’écoulent, la SOPAM réhabilite les routes secondaires des OP.

 

Le respect de l’environnement et notamment la lutte contre la déforestation font partie intégrante du projet via des campagnes de sensibilisation, l’introduction de fours améliorés, la plantation d’arbres fruitiers ou encore des formations sur les techniques d’agroforesterie.

 

De plus, le renforcement des Unions est un aspect crucial du projet, l’objectif étant, à terme, le désengagement de la SOPAM. Le projet vise en effet l’autonomisation des Unions pour qu’elles prennent le relais de la SOPAM et gèrent elles-mêmes les OP membres ainsi que de nouvelles OP. Ce renforcement institutionnel passe par des rencontres et échanges entre OP et Unions mais également par la formation des animateurs et collaborateurs travaillant au sein des Unions dans leur mission de sensibilisation et de suivi des OP. La sensibilisation des acteurs à la question du genre est aussi au cœur du processus de renforcement afin d’encourager une meilleure participation des femmes dans les organes décisionnels.

 

De façon plus secondaire, la SOPAM intervient dans le domaine de l’éducation et de la formation : des cours d’alphabétisation ou d’informatique sont ainsi dispensés afin de répondre aux besoins des populations locales. La SOPAM stimule et appuie également les initiatives des acteurs locaux visant à améliorer l’accès aux services sanitaires.

 

 

 

 

Montant financé par Caritas-Genève :  663'717 CHF

Budget 2015 :  182'522 CHF

 

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@SeCoDev, Service Cooperation au Développement en Afrique, en Amérique Latine et en Asie