De meilleures productions maraîchères pour les Dogons,
Région de Mopti, Mali.

 

Les communautés de 8 villages du plateau Dogon unissent leurs efforts contre l’insécurité alimentaire et l’exode rural des jeunes

 

 

 

 

 

Partenaire : Paroisse Catholique de Bandiagara et Groupement d’Intérêt Economique-Générale des Eaux et Construction

Domaine d’intervention : Souveraineté alimentaire.

Durée : 4 ans (2012 - 2015).

Bénéficiaires directs: 12'000 personnes

Béneficiaires indirects: 260'000 personnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE CONTEXTE

 

Le projet se situe dans le cercle de Bandiagara dans la région de Mopti au Mali. Communément appelé « plateau Dogon », il compte près de 260'000 habitants, dispersés dans plus de 400 villages regroupés en 21 communes.

Le plateau présente un sol aride et gréseux avec un climat de type sahélien. La rareté des sols cultivables (seulement 10% des terres), l’insuffisance des pluies, la forte érosion du sol et l’important manque de cours d’eau sont les causes d’une vie précaire qui poussent les habitants de cette région, en particulier les jeunes, à l’exode rural.

 

 

LE PARTENAIRE LOCAL

 

Le projet est mené sur le terrain par la Paroisse Catholique de Bandiagara. Fondée en 1954, celle-ci possède une bonne connaissance de la région et des besoins de ses habitants grâce aux visites régulières réalisées par ses responsables.

 

Le projet sera géré par trois membres de la Paroisse - un animateur, un technicien et un secrétaire-comptable, avec le soutien technique du Groupement d’Intérêt Economique-Générale des Eaux et Construction (GIE-GEC).

 

 

OBJECTIF GLOBAL

 

Le projet vise à améliorer les conditions de vie et de travail des habitants de la région, en mettant en place un cadre favorable au développement de la filière maraîchère, notamment à travers la construction de micros-barrages.

 

Les objectifs sont d’augmenter la production maraîchère, de lutter contre l’insécurité alimentaire, de créer des emplois et de promouvoir le développement local.

 

LE PROJET

 

· UNE PREMIÈRE EXPÉRIENCE RÉUSSIE

 

Ce projet fait suite aux précédents soutiens de SeCoDév à la Paroisse, à savoir la construction et la réhabilitation de barrages dans quatre villages du plateau Dogon (Wédié, Pélou, Sambourou et Gongo-Na), dont l’objectif était de sécuriser l’alimentation pour les habitants. Cet objectif a été largement atteint puisque la situation alimentaire et la production agricole dans ces villages s’en sont trouvées améliorées.

Les barrages ont en effet permis de doubler la superficie cultivable en créant un cycle supplémentaire pour la culture de l’échalote - produit particulièrement commercialisé et rémunérateur sur le plateau Dogon. Les revenus liés ont ainsi doublé et l’exode rural s’est inversé, les jeunes retrouvant des emplois dans la région et les familles parvenant à subvenir à leurs besoins.

 

· EXTENSION DU PROJET À DE NOUVEAU VILLAGES

 

Fort de ce succès, la Paroisse a entrepris de construire des barrages supplémentaires dans quatre nouveaux villages du plateau : Kameli, Dioubaïrou,Dimbily etKonsogou. A ce stade, 3 barrages sont opérationnels. Le projet permet d’aménager des parcelles de culture d’échalote pour accroitre la production. Le respect de l’environnement fait partie intégrante du projet : des cordons pierreux ont été construits pour lutter contre l’érosion des sols et les bénéficiaires sont sensibilisés à la protection des arbres et la coupe abusive. Des comités de gestion de barrage ont été mis en place dans les villages. Ceux-ci prélèvent une redevance pour l’utilisation de l’eau, afin de faire face aux éventuels frais de réparations.

 

· DES ACTIVITÉS GÉNÉRATRICES DE REVENUS (AGR)

 

Le projet renforce également les activités génératrices de revenus pour les femmes, afin d’optimiser les achats de semences d’échalote et de semis, de valoriser l’activité d’embouche ovine, l’aviculture ou le petit commerce. Le projet prévoit que les femmes pratiquent deux AGR en vue de quadrupler leurs revenus.

 

Des comités de gestion des activités génératrices de revenus ou coopératives sont mis en place. Les coopératives sont mises en relation avec les institutions financières pour bénéficier de prêts comme fonds de roulement. Des formations spécifiques en gestion administrative et financière, gouvernance et leadership sont dispensées pour les membres de ces comités, en vue de leur permettre de mener leurs activités de façon autonome même après la fin du projet.

 

·IMPLICATION DES BÉNÉFICIAIRES POUR ASSURER LA DURABILITÉ

 

Le projet intégre les principes de gestion participative, autrement dit les parties prenantes sont  impliquées dans toutes les étapes de décision. La méthode participative est particulièrement bien adaptée au plateau Dogon, puisque le système traditionnel accorde beaucoup d’importance à la prise de décision par consensus. Cette participation est un facteur important dans l’appropriation des projets, mais aussi un moyen efficace de renforcer les capacités des personnes.

 

De plus, la valorisation du savoir-faire local est privilégiée par la mise en place de structures locales de gestion des ressources des barrages.

Un autre aspect de la stratégie de durabilité est l’implication des femmes. Une attention particulière est en effet accordée aux questions de genre pour s’assurer que le nombre de femmes impliquées dans les groupes cibles soit d’au moins 30%.

 

 

 

 

 

Montant financé par Caritas-Genève :  308'853 CHF

Budget 2015 :  66'764 CHF

 

 

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@SeCoDev, Service Cooperation au Développement en Afrique, en Amérique Latine et en Asie