Construction d’un dortoir
pour les enfants sourds-muets
Tshela, Bas Congo, RDC.

 

Microprojet: : Installation d’un poulailler et construction

d’un dortoir pour les enfants sourds-muets

 

 

 

 

Partenaire : CERHA (Centre de Rééducation et de Réhabilitation des Handicapés)

Durée : 1 an

Nombre de bénéficiaires : 125 beneficiaires

 

La population de la cité de Tshéla, située dans le district du Bas Congo, est de 31'800 habitants. Le taux d’analphabétisme y est élevé, surtout pour les handicapés. L’école du CERHA destinée aux enfants sourds-muets propose un cycle complet des niveaux maternel et primaire pour une centaine d’élèves.

 

Le CERHA encadre au total 182 jeunes sourds de 3 à 18 ans. Certains d’entre eux, venant des villages environnants, ne peuvent assister régulièrement à l’école car la distance à parcourir est longue (30 km ou plus), justifiant la construction d’un dortoir afin qu’ils puissent suivre le cursus proposé.

 

Les objectifs généraux du CERHA sont de promouvoir les initiatives endogènes de personnes avec handicap et vulnérables dans différentes filières d’activités, de capitaliser et valoriser les potentiels de ces personnes vulnérables pour leur « auto prise en charge » et de les préparer à l’emploi.

 

L’objectif du projet était d’élargir et d’améliorer l’accueil des enfants jeunes sourds de la région en diversifiant les emplois, les formations et les activités génératrices de revenus pour renforcer leur autonomie financière. Il prévoyait la construction d’un poulailler et d’un dortoir de 25 personnes, constructions qui ont bien été réalisées.

 

Les bénéficiaires directs sont 125 sourds-muets (dont 78 filles) déjà en formation auprès du CERHA. Ceux-ci ont participé pleinement à l’ensemble des étapes du projet : après avoir suivi une formation sur l’élevage de poussins, ils sont en mesure d’assurer leur autonomie financière et alimentaire, notamment grâce à un système de métayage.

 

Le CERHA voit ainsi également son système d’autofinancement renforcé. La population de la cité de Tshéla et celle de ses environs, bénéficie aussi d’une meilleure disponibilité de volailles pour sa consommation et ainsi d’une possibilité d’assurer son équilibre alimentaire.

 

Le poulailler prévoyait un élevage de 1920 poussins par an grâce à la reproduction et la création de 75 emplois la 1ère année, objectifs qui ont été atteints  (et 50 la 2ème année).

 

 

 

Montant financé par le SeCoDév : 16'478 CHF

 

@SeCoDev, Service Cooperation au Développement en Afrique, en Amérique Latine et en Asie